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Swansong
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Tak musi nebo ne tam byt Air France? Mozna ze ano. Noviny Figaro
Douze longues secondes se sont écoulées entre le toucher des roues du train principal et la mise en oeuvre de l'inversion de poussée - les 'reverses' - par l'équipage lors de l'atterrissage de l'Airbus A 340 d'Air France à Toronto le 2 août dernier. L'avion avait pris feu après être sorti de la piste mais tous les passagers avaient pu être évacués. Ces douze secondes, délai que les spécialistes jugent excessif, apparaissent dans une des boîtes noires analysées par les enquêteurs canadiens avec le concours du BEA français et d'Airbus. Au début, seuls les freins sur les roues, moins efficaces sur une piste détrempée - comme c'était le cas avec les trombes d'eau qui s'abattaient ce jour-là sur la métropole canadienne - ont été actionnés. A la vitesse de 120 noeuds (220 km/h), pas moins de 700 mètres ont été parcourus sans le freinage maximal.
Que s'est-il passé dans le cockpit ? Il est vraisemblable que le copilote, aux commandes pour cet atterrissage, et le commandant de bord, alors chargé des liaisons radio et de la gestion des systèmes, aient eu un désaccord. La publication des enregistrements du CVR (Cockpit Voice Recorder), prévue le 4 octobre, montrera si cela a bien été le cas.
Par météo normale, sur une piste de 3 000 m, ces douze secondes seraient restées sans conséquence. Il est même demandé la nuit sur certains aéroports, comme Roissy, de ne pas utiliser les 'reverses' pour ménager le sommeil des riverains. Mais à Toronto ce jour-là, l'équipage avait accepté de prendre la piste 'courte' 24L de 2 743 m au lieu de la 24R de 3 353 m. Cela arrangeait le contrôle aérien de l'aéroport soucieux d'écouler un maximum de trafic. Et cela correspondait aussi aux procédures d'Air France qui préconise les pistes équipées d'ILS (Instrument Landing System) - un dispositif d'atterrissage précis aux instruments. Or l'ILS de la piste 24R venait d'être détruit par la foudre, il ne restait donc que la piste courte.
Autre élément aggravant, les conditions communiquées par la tour de contrôle donnaient du vent de trois quarts modéré (11 noeuds) alors que la boîte noire de l'Airbus indique 23 noeuds de travers au toucher des roues. Les aiguilleurs du ciel savaient-ils leurs indications erronées ? Car l'anémomètre et le détecteur de cisaillements de vent de Toronto avaient, eux aussi, été foudroyés.
Dans un télex récent rédigé par le responsable de la sécurité des vols d'Airbus Industries et adressé à ses clients, Airbus ne donne aujourd'hui aucune nouvelle consigne d'utilisation de l'A 340. Preuve que pour le constructeur, l'appareil est hors de cause.
De son côté, l'évacuation n'a duré que 75 secondes alors que la norme est de 90. Une performance remarquable de l'équipage qui a été récemment invité à déjeuner par Jean-Cyril Spinetta, PDG d'Air France. Parmi les toboggans activés par l'équipage, un seul n'a pas fonctionné. D'autres n'ont pas été déclenchés du tout car le personnel de bord a vu que l'avion était incliné sur le côté. Gonflés à l'horizontale, ces dispositifs de secours auraient rendu la sortie de l'avion plus difficile. En revanche, les batteries de secours n'ont pas marché et l'équipage a dû utiliser les porte-voix à piles pour guider les passagers.
Blessé par la rupture de son siège (pourtant prévu pour résister à des chocs plus violents), le commandant de bord, précipité sur le pare-brise, souffre de lésions aux vertèbres et, à trois ans de la retraite, ne revolera probablement plus. Le copilote, lui, devrait reprendre à la fin du mois après un contrôle de routine en simulateur. Sa conduite a été particulièrement exemplaire : ancien steward, il a fait le tour de l'avion pour s'assurer que tous les passagers avaient bien été évacués avant de le quitter lui-même.
Douze longues secondes se sont écoulées entre le toucher des roues du train principal et la mise en oeuvre de l'inversion de poussée - les 'reverses' - par l'équipage lors de l'atterrissage de l'Airbus A 340 d'Air France à Toronto le 2 août dernier. L'avion avait pris feu après être sorti de la piste mais tous les passagers avaient pu être évacués. Ces douze secondes, délai que les spécialistes jugent excessif, apparaissent dans une des boîtes noires analysées par les enquêteurs canadiens avec le concours du BEA français et d'Airbus. Au début, seuls les freins sur les roues, moins efficaces sur une piste détrempée - comme c'était le cas avec les trombes d'eau qui s'abattaient ce jour-là sur la métropole canadienne - ont été actionnés. A la vitesse de 120 noeuds (220 km/h), pas moins de 700 mètres ont été parcourus sans le freinage maximal.
Que s'est-il passé dans le cockpit ? Il est vraisemblable que le copilote, aux commandes pour cet atterrissage, et le commandant de bord, alors chargé des liaisons radio et de la gestion des systèmes, aient eu un désaccord. La publication des enregistrements du CVR (Cockpit Voice Recorder), prévue le 4 octobre, montrera si cela a bien été le cas.
Par météo normale, sur une piste de 3 000 m, ces douze secondes seraient restées sans conséquence. Il est même demandé la nuit sur certains aéroports, comme Roissy, de ne pas utiliser les 'reverses' pour ménager le sommeil des riverains. Mais à Toronto ce jour-là, l'équipage avait accepté de prendre la piste 'courte' 24L de 2 743 m au lieu de la 24R de 3 353 m. Cela arrangeait le contrôle aérien de l'aéroport soucieux d'écouler un maximum de trafic. Et cela correspondait aussi aux procédures d'Air France qui préconise les pistes équipées d'ILS (Instrument Landing System) - un dispositif d'atterrissage précis aux instruments. Or l'ILS de la piste 24R venait d'être détruit par la foudre, il ne restait donc que la piste courte.
Autre élément aggravant, les conditions communiquées par la tour de contrôle donnaient du vent de trois quarts modéré (11 noeuds) alors que la boîte noire de l'Airbus indique 23 noeuds de travers au toucher des roues. Les aiguilleurs du ciel savaient-ils leurs indications erronées ? Car l'anémomètre et le détecteur de cisaillements de vent de Toronto avaient, eux aussi, été foudroyés.
Dans un télex récent rédigé par le responsable de la sécurité des vols d'Airbus Industries et adressé à ses clients, Airbus ne donne aujourd'hui aucune nouvelle consigne d'utilisation de l'A 340. Preuve que pour le constructeur, l'appareil est hors de cause.
De son côté, l'évacuation n'a duré que 75 secondes alors que la norme est de 90. Une performance remarquable de l'équipage qui a été récemment invité à déjeuner par Jean-Cyril Spinetta, PDG d'Air France. Parmi les toboggans activés par l'équipage, un seul n'a pas fonctionné. D'autres n'ont pas été déclenchés du tout car le personnel de bord a vu que l'avion était incliné sur le côté. Gonflés à l'horizontale, ces dispositifs de secours auraient rendu la sortie de l'avion plus difficile. En revanche, les batteries de secours n'ont pas marché et l'équipage a dû utiliser les porte-voix à piles pour guider les passagers.
Blessé par la rupture de son siège (pourtant prévu pour résister à des chocs plus violents), le commandant de bord, précipité sur le pare-brise, souffre de lésions aux vertèbres et, à trois ans de la retraite, ne revolera probablement plus. Le copilote, lui, devrait reprendre à la fin du mois après un contrôle de routine en simulateur. Sa conduite a été particulièrement exemplaire : ancien steward, il a fait le tour de l'avion pour s'assurer que tous les passagers avaient bien été évacués avant de le quitter lui-même.
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P.T.
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To Swansong: Skoda ze neumim francouzsky <img src=icon_smile_sad.gif border=0 align=middle>
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Swansong
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<BLOCKQUOTE id=quote><font size=1 face="Verdana, Arial, Helvetica" id=quote>quote:<hr height=1 noshade id=quote> To Swansong: Skoda ze neumim francouzsky<hr height=1 noshade id=quote></BLOCKQUOTE id=quote></font id=quote><font face="Verdana, Arial, Helvetica" size=2 id=quote>
Omlouvam se ale ja nemam schopnost to spravne prelozit do Cestiny. Mozna ze nekdo tady pomuze.
Omlouvam se ale ja nemam schopnost to spravne prelozit do Cestiny. Mozna ze nekdo tady pomuze.
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Night fly
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Pomuze <img src=icon_smile.gif border=0 align=middle> Co bych pro vas v sobotu poranu neudelal <img src=icon_smile_wink.gif border=0 align=middle> Takze male cviceni z francouzstiny:
Dlouhých dvanáct vteřin uplynulo od doteku kol hlavního podvozku do zapojení obraceče tahu – reversu – posádkou při přistání A340 AF v Torontu 2.srpna tohoto roku. Letadlo po vyjetí z dráhy začalo hořet, avšak všichni cestující byli evakuováni. Těchto dvanáct vteřin, experty považovaných za příliš vysoké zpoždění, se objevuje na jedné z černých skříněk analyzovaných kanadskými vyšetřovateli s přispěním francouzského Úřadu pro vyšetřování a analýzy a Airbusu. Zpočátku byly aktivovány pouze brzdy kol hlavního podvozku, méně účinné na mokré dráze, jako tomu bylo v kritický den v Torontu. Při rychlosti 120kts (220 km/h) projel letoun nejméně 700m bez maximálního brždění.
Co se vlastně v kokpitu stalo? Je pravděpodobné, že F/O, pilotující při přistání, měl s kapitánem, obstarávajícím rádiové spojení a obsluhu systémů, neshody. Důkaz bude předložen po zveřejnění nahrávek z CVR 4.října.
Za normálních podmínek na dráze dlouhé 3000m by těchto dvanáct sekund zůstalo bez následků. Na některých letištích (např.CDG) je dokonce v noci vyžadováno přistání bez reversu, aby se nerušil spánek okolních obyvatel. Avšak v onen den v Torontu akceptovala posádka přistání na krátké dráze 24L o délce 2 743 m namísto 24R o 3 353 m. Toto vyhovovalo ŘLP ve snaze odbavit maximum letadel. Zároveň to odpovídalo i procedurám Air France, které upřednostňují dráhy vybavené ILS – zařízení umožňující přesné přístrojové přistání. Avšak ILS dráhy 24R byl zničen bleskem, zbývala tedy jen krátká dráha.
Další přitěžující okolnost – informace o meteopodmínkách sdělená z věže uváděla protivítr ze strany o síle 11kts, zatímco černá skříňka Airbusu uvádí boční vítr o síle 23kts při doteku podvozku. Věděli letištní meteorologové o nepřesnosti svých informací? Anemometr a detektor nárazů větru na letišti v Torontu byly totiž rovněž vyřazeny z provozu díky bouři.
V nedávné zprávě zaslané oddělením bezpečnosti letů Airbus Industrie svvým klientům neuvádí Airbus žádné nové doporučení k užívání svých letadel. Nepřímo tak uvádí, že z jeho pohledu je letadlo mimo podezření.
Z druhé strany trvala evakuace letadla pouhých 75 vteřin místo normou určených 90. Tento výjimečný výkon ocenil i prezident AF J.-C. Spinetta při nedávném obědě s posádkou. Z nafukovacích skluzavek spuštěných posádkou nefungovala pouze jedna, další pak nebyly kvůli náklonu letadla aktivovány vůbec – nafouknuté by trčely vodorovně a evakuaci by spíše zkomplikovaly. Naproti tomu nefungovaly nouzové baterie a posádka tak musela používat k vedení cestujících ruční megafony.
Kapitán letadla byl zraněn v důsledku rozpadu svého křesla (byť dimenzovaného i na větší nárazy) a nárazu na čelní sklo kabiny. Utrpěl poranění obratlů, a přestože mu do důchodu zbývají ještě tři roky, zřejmě již nikdy létat nebude. Druhý pilot by se měl vrátit do služby ke konci září po rutinní prověrce na simulátoru. Jeho chování bylo obzvláště příkladné: jako bývalý steward sám prošel letadlo, aby se ujistil, že všichni cestující jsou skutečně evakuováni, než jej opustil sám.
Změněno uživatelem - Night Fly na 17/09/2005 10:25:35
Dlouhých dvanáct vteřin uplynulo od doteku kol hlavního podvozku do zapojení obraceče tahu – reversu – posádkou při přistání A340 AF v Torontu 2.srpna tohoto roku. Letadlo po vyjetí z dráhy začalo hořet, avšak všichni cestující byli evakuováni. Těchto dvanáct vteřin, experty považovaných za příliš vysoké zpoždění, se objevuje na jedné z černých skříněk analyzovaných kanadskými vyšetřovateli s přispěním francouzského Úřadu pro vyšetřování a analýzy a Airbusu. Zpočátku byly aktivovány pouze brzdy kol hlavního podvozku, méně účinné na mokré dráze, jako tomu bylo v kritický den v Torontu. Při rychlosti 120kts (220 km/h) projel letoun nejméně 700m bez maximálního brždění.
Co se vlastně v kokpitu stalo? Je pravděpodobné, že F/O, pilotující při přistání, měl s kapitánem, obstarávajícím rádiové spojení a obsluhu systémů, neshody. Důkaz bude předložen po zveřejnění nahrávek z CVR 4.října.
Za normálních podmínek na dráze dlouhé 3000m by těchto dvanáct sekund zůstalo bez následků. Na některých letištích (např.CDG) je dokonce v noci vyžadováno přistání bez reversu, aby se nerušil spánek okolních obyvatel. Avšak v onen den v Torontu akceptovala posádka přistání na krátké dráze 24L o délce 2 743 m namísto 24R o 3 353 m. Toto vyhovovalo ŘLP ve snaze odbavit maximum letadel. Zároveň to odpovídalo i procedurám Air France, které upřednostňují dráhy vybavené ILS – zařízení umožňující přesné přístrojové přistání. Avšak ILS dráhy 24R byl zničen bleskem, zbývala tedy jen krátká dráha.
Další přitěžující okolnost – informace o meteopodmínkách sdělená z věže uváděla protivítr ze strany o síle 11kts, zatímco černá skříňka Airbusu uvádí boční vítr o síle 23kts při doteku podvozku. Věděli letištní meteorologové o nepřesnosti svých informací? Anemometr a detektor nárazů větru na letišti v Torontu byly totiž rovněž vyřazeny z provozu díky bouři.
V nedávné zprávě zaslané oddělením bezpečnosti letů Airbus Industrie svvým klientům neuvádí Airbus žádné nové doporučení k užívání svých letadel. Nepřímo tak uvádí, že z jeho pohledu je letadlo mimo podezření.
Z druhé strany trvala evakuace letadla pouhých 75 vteřin místo normou určených 90. Tento výjimečný výkon ocenil i prezident AF J.-C. Spinetta při nedávném obědě s posádkou. Z nafukovacích skluzavek spuštěných posádkou nefungovala pouze jedna, další pak nebyly kvůli náklonu letadla aktivovány vůbec – nafouknuté by trčely vodorovně a evakuaci by spíše zkomplikovaly. Naproti tomu nefungovaly nouzové baterie a posádka tak musela používat k vedení cestujících ruční megafony.
Kapitán letadla byl zraněn v důsledku rozpadu svého křesla (byť dimenzovaného i na větší nárazy) a nárazu na čelní sklo kabiny. Utrpěl poranění obratlů, a přestože mu do důchodu zbývají ještě tři roky, zřejmě již nikdy létat nebude. Druhý pilot by se měl vrátit do služby ke konci září po rutinní prověrce na simulátoru. Jeho chování bylo obzvláště příkladné: jako bývalý steward sám prošel letadlo, aby se ujistil, že všichni cestující jsou skutečně evakuováni, než jej opustil sám.
Změněno uživatelem - Night Fly na 17/09/2005 10:25:35
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Diky <img src=icon_smile_wink.gif border=0 align=middle>
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P.T.
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Taky dekuju <img src=icon_smile.gif border=0 align=middle> Dost zajimavy clanek. V novinach a tak se clovek tak akorat dozvi ze se neco stalo, ale jak pak dopadnou setreni uz nikoho nezajima... Takze jeste jednou diky obema <img src=icon_smile.gif border=0 align=middle>

